Kohanga Reo, une expérience Maori

Voici un texte explicant l'historique, la philosophie et les enseignements des Kohanga Reo
(traduction non officielle du document en anglais par Dom Leoture) 

 

United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues
Forum Theme : Children and Youth
New York, USA
May 12-22,2003
Présentation : Titoti Black, Phillip Marshall and Kathie Irwin

La renaissance des langues indigènes
« Nids de langue » maori en Nouvelle-Zélande

Te Kohanga reo 1980-2003

La renaissance Maori à Aotearoa est un voyage qui nous a emmenés depuis les misères de la colonisation jusqu’à l’espoir de futurs nouveaux. L’un des véhicules le plus enthousiasmant pour la création de cet espoir est le mouvement Te Kohanga Reo. Te Kohanga Reo signifiant littéralement « le nid de la langue », fut développé pour stopper le déclin du reo Maori. La pensée sous-jacente était que, au sein de leur « whanau » (famille, famille élargie), les « mokopuna » (petits-enfants) serait nourris par la langue de leurs ancêtres, la langue Maori. Kohanga Reo a excité l’imagination des Maori comme jamais aucune initiative avant. En très peu de temps, des Kohanga Reo furent ouverts à travers tout le pays, à mesure que les anciens, les parents, jeunes et bébés s’unirent dans la quête pour sauver notre langue et pour célébrer joyeusement les richesses qui s’offrent en tant que Maori. L’un des moteurs-clé du mouvement continue avec force. Jusqu’à présent, il est l’un des exemples directeurs du développement Maori.

I. Introduction

Nous ne sommes pas supposés être ici. Pas en tant que peuple. Pas en tant que langue. Pas en tant que culture indigène exceptionnelle. Notre destin, aux regards de certains, était que nous allions disparaître au fil du temps. Cette idée se retrouvait dans leurs actions. Ils utilisèrent la convention gouvernementale dans les années 1800, pour adoucir l’oreiller d’une race mourante. Disparaître, pour autant, n’était pas le destin que nos ancêtres nous envisageaient. Ils voyaient pour notre peuple, un futur positif et vibrant. Un futur dans lequel nous nous tiendrions forts et droit. C’est le futur pour lequel les Maori d’Aotearoa se battent. C’est le futur vers lequel nos ancêtres nous demandent de marcher chaque jour de nos vies.

Cette présentation vous fera partager l’histoire de la renaissance Maori à Aotearoa. C’est un voyage qui nous a emmenés des misères de la colonisation jusqu’à l’espoir de futurs nouveaux. C’est une histoire à propos de la revitalisation sur de nombreux fronts. La revitalisation de notre langue, de notre culture, notre développement économique, de nos réalités sociales et politiques. 

L’un des véhicules les plus enthousiasmants pour la création de cet espoir est le mouvement Te Kohanga Reo. Pourquoi donc ?. Parce que Te Kohanga Reo, signifiant littéralement « le nid de la langue » est devenu un modèle innovant pour la construction de la nation dans lequel la revitalisation de la langue est un pivot. Dans l’acte de faire revivre notre langue, nous exprimons notre plus profond sentiment de souveraineté, c’est-à-dire, notre capacité de nommer et de décrire le Monde en nos termes.

Nous sommes venus aujourd’hui pour partager quelques aspects du Kohanga Reo avec vous.

Nous venons porteurs de trésors précieux. Nous portons avec nous les espoirs et les rêves de nos ancêtres. Te Kohanga Reo est un mouvement créé pour garder ces rêves vivants et donner l’espoir aux générations futures, qu'elles aussi, comme leurs ancêtres avant elles, peuvent marcher sur cette terre d’une façon particulière, en tant que Maori, tangata whenua of Aotearoa, citoyens du Monde.

Cette présentation est organisée afin de pouvoir partager avec vous les aspects suivants de l’histoire :

I. Introduction
II. La renaissance Maori
III. Te Kohanga Reo : le modèle
IV. Te kohanga Reo : l’organisation
V. Conclusion – les leçons à tirer de l’histoire du Kohanga Reo


II. La renaissance Maori

J’ai l’âge de la création, étant « te Pô » (la nuit), qui vient de « te Kore » (le néant).
Au tout début était te Kore, qui ne pouvait ni être senti, ni ressenti.
C’était le vide, le silence, ou n’existait aucun mouvement, ni rien pour bouger, aucun son, ni rien pour entendre, aucune forme, ni rien pour voir.

C’est de ce néant que Croissance et Conscience,
et moi, te Pô, sommes nés.

Source : Kakuhiwa, R. and Grace, P. (1984 : 16). Wahinetoa. Auckland : Collins.

II.1. Matauranga Maori – Connaissance Maori :

Tel est le début du voyage du mouvement Te Kohanga Reo. Au tout début. Pas au début de mouvement, ou au début du siècle. Mais au début du temps lui-même. Au début de la création. Tel est le monde dans lequel, le Kohanga Reo prépare les enfants à vivre. Depuis le temps et l’espace d’où a émergé le monde Maori. C’est le transfert intergénérationnel de la connaissance de ce monde que les anciens ont invoqué pour la création du Kohanga Reo. C’est le langage Maori, la langue ancestrale de ce monde, les coutumes et la culture qui y sont associées, qu forment le cœur de la connaissance que transmet le Kohanga Reo. De cette façon, le Kohanga Reo devient un endroit où, entre autres choses, les Maori se socialisent en un « nouvel humanisme », un humanisme basé sur des valeurs anciennes, mais véhiculées par un idiome contemporain.

« Te kakano i ruia mai i a Rangiatea, kua kore e ngaro »
La graine plantée à Rangiatea ne sera jamais perdue
(Rangiatea : l’île de provenance mythique de la connaissance Maori)

II.2. Tikanga Maori – les coutumes traditionnelles :

Whanau / Hapu / Iwi, sont cosignataires avec la Couronne, du traité de Waitangi, le document fondateur de la Nouvelle-Zélande. Le traité de Waitangi fournit une structure pour que les Maori et la couronne s’unissent en partenariat pour le développement national. Au fur et à mesure que la Nation se construisait, il devint de plus en plus clair que les partenaires n’étaient pas égaux dans cette construction. La colonisation a laissé un héritage dans lequel l’inégalité est une composante structurale de la société néo-zélandaise. Cette injustice a été reconnue par les gouvernements successifs de façons qui s’adressent aux injustices faites aux Maori, fournissent des compensations et soutiennent le processus de développement qui entraîne les Maori vers de nouveaux futurs. Des témoignages de ce processus, par exemple, peuvent être trouvées dans la gestion des plaintes reçues par le tribunal de Waitangi. Les dernières semaines ont pu voir le dépôt d’une plainte envers la Couronne par le Ngati Awa de la Baie de Plenty, sur une période datant d’il y a plus d’un siècle. Alors que nous quittions la Nouvelle-Zélande la semaine dernière pour représenter ce procès, la Couronne rencontrait les tribus de la région de Wellington, pour discuter une offre pour résoudre leur ressentiment historique.

L’un des points critiques que la Nouvelle-Zélande a eu à affronter dans notre histoire, est celui de la citoyenneté. Le prix de la citoyenneté est un débat actif dans lequel les Maori continuent à se battre pour le droit d’être Maori, citoyen de ce pays, avec tout ce que cela représente, défini par : « pour les Maori, par le Maori et en Maori ». Ce débat a été central dans la politique gouvernementale des Affaires Maori depuis l’époque du premier contact en Nouvelle-Zélande. Comme beaucoup d’autres parties du monde, la politique du bureau des Affaires Maori a progressé bien au delà du point de vue initial dans lequel les Maori étaient destinés, soit à mourir lentement, soit à être absorbés dans la langue et la culture du groupe pakeha (européen) dominant.

A ce point, nous voudrions partager un exemple d’une stratégie mise en place dans ce débat. Elle s’appelle « Te mana », une campagne du Ministère de l’Education pour promouvoir la réussite Maori dans les champs de l’éducation et du Développement. La campagne a été fortement médiatisée à la télévision nationale. Elle s’adresse aussi aux jeunes des écoles secondaires à travers des CD, brochures et autres ressources destinées à apporter le message aux écoles. La publicité raconte l’histoire d’un jeune homme qui est un graphiste chez « Nativeworks », une compagnie de communication spécialisée dans la communication avec les Maori et les nations du Pacifique.

II.3. Réformes de l’intérieur, Tu Tangata et Te Kohanga Reo :

Notre histoire contient des exemples de partenariat réussis entre la Couronne et les Maori qui fait progresser significativement le Bureau des Affaires Maori. Le 27 mars, le Trust a signé un accord tripartite avec le Ministère du Développement Maori « Te Puni Koriri », et le Ministère de l’Education. L’accord est basé sur une vision partagée du futur et une volonté de travailler ensemble pour accéder aux objectifs communs.

L’accord a pour buts :

-d’encourager la participation des enfants et des adultes pour un apprentissage précoce de qualité à l’intérieur d’un « whanau » et d’un environnement culturel Maori ;
-d’assurer la survie de Reo Maori et son utilisation à l’intérieur du foyer et dans la prime éducation.
L’un des partenariats fondamentaux fut créé entre le Bureau des Affaires Maori et le peuple Maori à la fin des années 1970, suite à la restructuration du bureau. Dans son ouvrage « Réformes de l’intérieur », Kara Puketapu fournit une vue d’ensemble de la restructuration qui eut lieu sur un certain nombre d’années en mi et fin des années 1970. La restructuration suivit la révision du bureau en 1976.

Kara Puketapu décrit la restructuration comme un « processus kokiri », signifiant avancer. Le processus de kokiri fut aussi conçu pour « s ‘accaparer le pouvoir Maori » et faciliter une approche dans laquelle « la culture serait le catalyseur ». Cette nouvelle approche inclua la création d’un forum pour que les Komatua (anciens) puissent déterminer la politique du Bureau des Affaires Maori. Le premier forum fut créé en 1979 au Hui Whakatauira, le second, en 1980 au Wanatanga Whakatauira. Pendant le premier forum, la sauvegarde du langage fut identifié par nos anciens comme la plus urgente des tâches à accomplir. Au deuxième forum, le langage fut à nouveau identifié comme la priorité la plus haute, mais cette fois-ci, fut ajoutée une mention supplémentaire. Celle-ci était un encouragement pour que les Maori dirigent le chemin dans la lutte pour la revitalisation de notre langue.

L’approche préconisée par Kara Puketapu vint à être connue sous le nom de «Tu Tangata », signifiant se tenir droit. 

Les vastes objectifs de « Tu Tangata » étaient :

-d’améliorer la réussite éducative ;
-de fournir des opportunités d’accomplissement personnel dans la communauté ;
-d’élever le niveau socio-économique du peuple Maori ;
-de « koriri » (avancer).

Trois caractéristiques de cette nouvelle approche furent identifiées :

-Tu Tangata : de reconnaître la position du peuple ;
-Whaka Whaiti : de regrouper les forces et ressources de tout un peuple ;
-Ko Tou Rourou : d’accroître la contribution de chacun d’entre nous pour l’évolution des Maori et de la Nouvelle-Zélande toute entière.

Les programmes Tu Tangata furent conçus pour permettre aux Maori de se tenir droit à nouveau, en réaffirmant la connaissance Maori en tant que structure théorique qui les informe, et d’adopter le Reo Maori, le Tikanga Maori, les coutumes et protocoles du Marae comme moyens de les faire opérer. 

C’est à partir de la philosophie et du programme de restructuration Tu Tangata qu’a émergé Te Kohanga Reo.

II.4. Développement Maori :

Quelques années après le début du processus du Tu Tangata en 1984 au Hui Taumata, la conférence sur le développement économique Maori, les Maori demandèrent une nouvelle politique qu’ils appelèrent « Dévelopement Maori ». Ce Hui Taumata demanda l’adoption des objectifs Maori selon des termes Maori, et la révision des financements du gouvernement de façon suffisante pour assurer un résultat positif.

Les objectifs soulignés pour le Développement Maori étaient :

1.De travailler pour obtenir l’égalité entre peuples Maori et Pakeha de Nouvelle-Zélande dans les domaines de :

1.1.Logement
1.2.Education
1.3.Développement foncier
1.4.Emploi
1.5.Commerce
1.6.Santé

2.De renforcer le développement de l’identité Maori à travers :

2.1.Le langage Maori et l’héritage des ancêtres
2.2.Les marae
2.3.La spiritualité et l’esprit Maori
2.4.L’identité tribale

Les points de vue Maori quant aux prédicats de la citoyenneté et aux politiques du gouvernement nécessaires pour les réaliser, gagnent maintenant leurs inclusions dans la politique gouvernementale. L’acceptation est vitale. En son absence, les initiatives Maori Kaupapa, telle le Kohanga Reo, sont en danger d’être marginalisées en dehors de ce qui est appelée l’Education principale, et d’avoir à lutter pour leur existence propre. Et ceci, dans l’environnement du service public, peut signifier une même lutte encore et à jamais renouvelée, au travers des instances et gouvernement successifs.

Cette lutte a souvent été menée, revendiquée, ou conjointement, par Mme Iritana Tawhiwhirangi, Directrice fondatrice du Te Kohanga Reo National Trust (TKRNT), mère du mouvement. Sa direction a récemment reçu les commentaires nationaux. Elle était la seule figure féminine à apparaître dans une nouvelle série sur les leaders Maori. Iritana a montré qu’elle était capable d’obtenir « The Leadership Difference ».

Elle a aussi paye le prix pour cette différence.

Vous pourriez demander : « Quel est le prix de ce Leadership Difference ? ». 

Il a été décrit comme suit : « cela signifie généralement, de lever la tête et d’oser donner votre plus grand effort pour quelque chose qui vous tient à cœur. Cela vous demande de choisir votre camp, d’afficher ses opinions, de prendre position et d’y rester fidèle, même sous le regard d’une foule, lorsque le désir de plaire, d’être accepté et bienvenu peut compromettre la vision intérieure la plus claire. La passion ouvre les portes aux critiques, a dépit et au risque d’échecs, mais les challenges et les risques se tiennent devant nous pour une raison comme quelque chose à affronter ».

II.5. Te Kohanga reo – le modèle :

…l’objectif ultime du Kohanga Reo n’est rien de moins
que la renaissance de la nation Maori en tant qu’élément égal mais séparé,
contribuant au bien commun de la société néo-zélandaise.

Source : Dr augie Fleras (1983 : 4) Te Kohanga Reo : Preparation for life or preparation for school ? Unpublishd paper prepared for the Department of Maori affairs, Wellington.
Le modèle développé par le Kohanga Reo est fondamental pour la construction de la nation. A partir de ce niveau structurel macroscopique, une grande image de l’étendue du mouvement peut être comprise. Suivent les contributions significatives du mouvement Kohanga Reo à la construction de la nation.

1.La pratique du Rangatiranga, prise en main personnelle, auto-détermination maori ;
2.Une initiative de Développement Maori, par des Maori, pour des Maori, en Maori et à propos des Maori ;
3.Le Kaupapa de l’immersion des enfants dans le langage Maori ;
4.Programme d’immersion dans la langue et la culture Maori, dans le secteur de l’éducation de premier âge ;
5.Un centre de premier âge dans lequel le programme du Kohanga fonctionne dans une optique journalière ;
6.Une initiative d’éducation Maori d’apprentissage au cours d’une vie entière, à travers l’acquisition de capacités par les membres d’un whanau et des kaiako, comme résultats de la participation dans le kaupapa, la formation et l’éducation offerts ;
7.Evolution de la capacité des whanau / hapu / iwi, à travers la mise en oeuvre des Kohanga Reo ;
8.Revitalisation de la langue Maori, de ses coutumes et façons traditionnelles à travers le kaupapa dans lequel sont immergés les enfants, à travers l’apprentissage du Reo Maori et l’utilisation des membres du whanau, et à travers l’utilisation du Tikanga et Ahuatanga Maori dans la gestion et l’administration du Kohanga ;
9. Encouragement de la connaissance et les capacités dans le développement de petites entreprises à travers l’établissement, la gestion et l’administration de Kohanga reo.

II.6. Kawa – Protocoles Maori :

Au Hui Tamata Matauranga tenu à Turangi en 2001, le professeur Mason Durie a identifié trois buts pour lesquels existe un haut degré d’agrément :

1.But premier : vivre en Maori
2.But second : participer activement en tant que citoyens du monde
3.But troisième : jouir d’une bonne santé et d’un haut niveau de vie

Dans le contexte éducatif par exemple, il argumenta le fait que si un enfant Maori quitte le système éducatif de ce pays sans être un lettré dans la vision du monde son son whanau / hapu / iwi, ni non plus éduqué dans les façons du monde extérieur, alors cet enfant n’est pas complètement éduqué. De par cette suggestion, il défie une vision étroite des concepts de lettrisme et d’éducation, et se fait l’avocat d’une vision plus large des deux. Cette vision est celle dans laquelle le lettrisme est bien plus que lire et écrire en anglais, et dans laquelle l’éducation est bien plus que l’école formelle. Le rapport du Maori adult Literacy Working Party (Parti travailliste pour le lettrisme des adultes) « Te Kawai Ora : Lire, Lire le Monde, Ëtre le Monde », confirme l’analyse du professeur Mason Durie. 

Ecrivant sur la signification du Te Kawai Ora, le remarquable éducateur Wally Penetio souligna le suivant : « Je pense que l’élément clé du lettrisme est qu’il s’agit d’un processus, il s’agit d’un moyen pour atteindre un but, il s’agit d’être amené à connaître. C’est un processus qui a des effets agissant dans des éléments tels : une meilleure compréhension, une perception plus profonde, une attitude mieux informée, un sentiment puissant du devenir. C’est pourquoi, définir le lettrisme comme étant juste la capacité à lire et écrire est simpliste, même lire et écrire dans plus d’une langue. Devenir lettré est comme acquérir une ligne de vie envers la connaissance de soi et du monde. Quelque chose comme Te « Kawai Ora » peut le faire ».

Le professeur Mason Durie nous rappelle aussi que les whanau / hapu / iwi, sont citoyens du monde, incluant des éléments de citoyenneté du troisième millénaire qui transcendent les frontières nationales et challengent les notions traditionnelles de Nation. Dans ce contexte, les communautés sont décrites comme « virtuelles », groupes d’individus dispersés aux quatres vents, unis par un Kaupapa commun, à travers l’espace virtuel. Des Maori s’aventurent déjà dans ces nouveaux espaces. Certains, de façon traditionnelle. De nombreux iwi ont des sites internet, par exemple, afin que hapu et whanau puissent maintenir des liens à travers l’espace virtuel, lorsqu’éloignées du Wai kainga. Ngati Kahungunu est un tel iwi. Son site est : http://www.kahungunu.iwi.nz. Les marae virtuels sont déjà parmi nous, à quand les iwi virtuels ?.

III. Te Kohanga Reo

Le bureau du Te Kohanga Reo National Trust est composé de figures clé du monde Maori, qui sont Kaitiaki du Kaupapa. Les membres du bureau élisent leurs propres membres qui gardent leurs fonctions à vie. Le bureau est hautement respecté pour ses contributions au peuple Maori et sa dédication au Kaupapa du Kohanga Reo.
Le bureau a foi dans la gestion de ses anciens et de ses exécutants,
et respecte leurs décisions.

La direction fournie par le Directeur général est forte et contraignante. La stabilité de l’équipe de gestion des anciens contribue à maintenir la vision et le développement du mouvement. Des systèmes pour l’administration, la politique et les secteurs d’opération ont été développés et raffinés au fil du temps.
L’équipe travaille bien ensemble.

Source : Education Review Office (1999 : 9) Accountability review Report :
Te Kohanga Reo National Trust. Wellington : Education Review Office.

III.1. Le Kaupapa du Kohanga Reo (la philosophie du Kohanga Reo) :

1. immersion totale dans le Reo Maori et le Tikanga Maori (coutumes et traditions)
2. gestion et prises de décisions par le whanau
3. responsabilisation devant le Créateur, les enfants, Te Kohanga Reo, les whanau, hapu, iwi et le gouvernement
4. dédication à la santé et au bien-être des enfants et du whanau

III.2. Les objectifs :

-les enfants apprendront la langue et la culture Maori, sa dimension spirituelle incluse, à travers l’immersion ;
-la langue et l’apprentissage culturel seront favorisés et soutenus pour tous les membres whanau du Kohanga Reo ;
-les membres du Kohanga Reo apprendront, dans le cadre du whanau, un ensemble de capacités qui en soutiennent la philosophie ;
-la responsabilité collective pour l’administration et la conduite du Kohanga Reo sera favorisée à travers le développement du whanau ;
-il est essentiel que toutes les personnes impliquées développent un sentiment d’acceptance et d’appartenance ;
-le contenu, le contexte et le contrôle de l’apprentissage seront Maori.

III.3. Le Korowai (signifiant littéralement « le manteau ») :

Le Korowai est l’agrément, la Charte qui guide le whanau dans la gestion et la conduite du Kohanga Reo.

III.4. Le Whairiki (signifiant littéralement « la natte ») :

Le Whairiki est la natte sur laquelle l’apprentissage et le développement du whanau tout entier intervient, elle est le Curriculum fourni par le Kohanga Reo.

III.5. Profil organisationnel :

Le kohanga reo est en contact avec une quantité de Maori précédemment inaccessibles plutôt que de recruter ses clients dans les autres services.

Source : Clark, E. and Garden, C. (1995: 129). Barriers to Maori Participation in Early Childhood Education and Strategies to Overcome Them. Wellington : te Puni Koriri.

III.5.1. L’organisation « Te Kohanga Reo National Trust » (T.K.R.N.T.) :

Le TKRNT a été défini comme un Trust de charité en 1983. Le Trust est l’organisation chapeautant tous les Kohanga Reo et agit en tant que gardien du Kaupapa (philosophie) du TKRNT. Il est responsable de créer des règles visant à la sauvegarde du Kaupapa du te kohanga Reo, de négocier et de défendre, de conseiller et de superviser, d’évaluer et de contrôler et de prévoir des développements. Le Bureau du TKRNT est le gardien du Kaupapa du TKRNT.

Les fonctions principales du TKRNT sont :
-promouvoir et encourager l’établissement et la maintenance de centres Kohanga reo ;
-fournir une assistance financière, administrative et de conseil pour les Kohanga ;
-promouvoir, soutenir et encourager l’usage et la rétention du Reo Maori ;
-être en liaison avec des services gouvernementaux et autres organismes concernés sur l’aspect des cours en Reo Maori chez les enfants préscolarisés et sur l’administration du programme Kohanga Reo ;
-fournir le soutien et les moyens d’obtenir du soutien pour les personnes impliquées dans les centres Te Kohanga Reo.

III.5.2. Les membres actuels du Bureau du TKRNT :

Timoti Karetu (Chaiperson) ; Dame Te Atairangikahu (Patroness) ; Iritana Tawhiwhirangi (Trustee) ; Druis Barret (Trustee) ; Te Ao Pehi Kara (Trustee) ; Heke Huata (Trustee) ; Sir Graham Latimer (Trustee) and Te ariki Morehu (Trustee).

III.5.3. Institutions de la Couronne travaillant avec le mouvement Kohanga Reo :

-Ministère de l’Education : financement, soutien du cursus, développement professionnel ;
-Ministère du Développement Maori « Te Puni Koriri » : développement des capacités, développement des whanau / hapu / iwi ;
-« Education Review Office » : contrôle des Kohanga Reo ;
-« New Zealand Qualifications Authority » (NZQA) : accréditation du TKRNT en tant que PTE et approbation des cours ;
-New Zealand employment Service and Income Support : schémas d’embauche relatives au travail :
-Kura Kaupapa Maori, Organisations Maori : liens professionnels et soutien aux Kaupapa Maori ;
-« The Early Childhood Development Unit » : liens professionnels et soutien culturel ;
-« New Zealand Council for Educational Research » : service de recherches Education/Pédagogie ;
-Services sociaux communaux : liens avec les services de santé et d’emploi, accès aux resources ;
-Organisations commerciales : sponsorisation, dons, remises.

III.6. TKRNT, Organisme privé de formation des enseignants :

« Whakapakari i te Whanau » (consolidation de la famille) est un concept central et inclut :

*Tino Rangatiranga Whakapakari : cursus de formation pour enseignants, de 3 ans ;
*Te Ara Tuatahi et Te Ara Tuarua : formation sur un an en langue Maori ;
*Te Umanganui : cours de formation professionnelle ;
*Te Arahiko : cours d’informatique.

En 1992, le TKRNT a été accrédité « Organisme de Formation Privé », l’un des deux seuls formateurs agréés dans le secteur de la prime enfance. Suivent les cours accrédités par le NZQA délivrés aux membres du whanau du Kohanga Reo.

III.6.1. Te Ara Tuatahi :

Cette formation d’un an est disponible depuis 1996 pour les membres d’un whanau qui parlent très peu ou pas du tout le Reo Maori. Des composantes du cours incluent le développement des enfants et la gestion.

III.6.2. Te Ara Tuarua :

C’et une formation d’introduction d’un an pour whanau/employés, qui parlent à moitié couramment, afin d’améliorer leur niveau en langue Maori. Chaque unité de formation est une préparation au diplôme sur 3 ans.

III.6.3. Whakapakari Tino Rangatiranga :

Cette formation sur 3 ans s’oriente à entraîner les professeurs et membres du whanau dans le Kohanga Reo pour le travail avec les enfants, les parents, les autres membres du whanau et la communauté. Elle demande un haut niveau de compétence en Reo Maori et met l’accent sur les capacités de recherche.

III.6.4. Te Ara Hiko (formation informatique) :

Programmes de niveau 1, 2 et 3 destinés à fournir une compétence en informatique.

III.7. Le dévelopement du mouvement :

Les whanau Kohanga du TKRNT représentent un réseau national à travers le pays. A la date du 30 juin 2002, le TKRNT fournit les services de soutien pour :

10.455 enfants et leur whanau
4.051 professeurs et travailleurs
578 centres Kohanga Reo

Le TKRNT jouit d’une vaste reconnaissance par les Maori, les entités non-gouvernementales et le gouvernement. Elle est perçue comme l’une des initiatives pionnières de Développement Maori, qui a été l’avant-garde de la renaissance Maori contemporaine, dans la revitalisation de la langue et de la culture Maori.

Le développement du mouvement Te Kohanga Reo a été marqué par une croissance et des changements constants et significatifs. Suit un tableau décrivant les principales initiatives du mouvement sur les 20 premières années :

année
Action
1981
Création du Te Kohanga Reo
1982
Premier Kohanga Reo ouvert
1985
Branches de formation ouvertes par le TKRNT
1987
Apparition de l’Unité Technologique
Premier Wananga tenu, Turangawaewae Kohanga Reo
1988
11 équipes de Taurima districts créés 
Création d’unités de Tino Rangatiratanga locales et de district
Contrôle des Kohanga Reo par le gouvernement
1989
Transfert du Département des Affaires Maori
1990
Début du Putea Fenua (fonds foncier)
Transfert des Kohanga Reo vers le Ministère de l’Education
Tenue par le TKTNT du 2ème congrès mondial indigène sur l’Education
1992
Formation sur le Tino Rangatiratanga Whakapakari
1994
Mokopuna Oranga Pumau établi
Changements des critères du DSW, seuls les parents travaillant et en formation peuvent bénéficier de 30 heures de financement
1995
Signature de Te Korowai (le manteau)
1996
Lancement de Te Whariki
Début de Te Ara Tuatahi et Te Ara Tuarua
1997
Création de Te Pataka Ohanga
Première bourse octroyée à des diplômés du Te Kohanga Reo
1998
Ordinateurs du Te Ara Hiko dans chaque Kohanga Reo
Introduction de la législation ECE de 1998
2000
Whakapiki i te Reo
2001
Formation informatique Te Ara Hiko

Source : TKRNT Website, Internet and Intranet Listings ;
Government Review of Te Kohanga Reo (1988)

III.8. Développement global :

Le TKRNT a à son actif , l’implication dans une gamme de forums internationaux qui atteste sa réceptivité à une coopération internationale et une consultation sur des sujets internationaux. Deux exemples sont à citer : L’un, est l’implication active des les conférences sur l’éducation mondiale des peuples indigènes, tenues tous les 3 ans, l’autre est la participation à la conférence régionale de l’UNESCO tenu en 1992 à Rarotonga (Cook Islands).

Depuis la première conférence mondiale sur l’éducation des peuples indigènes tenue au Canada en 1987, le TKRNT a pris un rôle vital dans ces forums internationaux. L’impact du mouvement Kohanga Reo fut si fort lors de la conférence du 1987 que Aotearoa accueillit la seconde conférence en 1990. Le mouvement Kohanga Reo a été bien réprésenté dans toutes les conférences WIPCE (World Indigeneous People Conference in Education). Aotearoa va à nouveau accueillir la prochaine conférence WIPCE et le mouvement Kohanga Reo offrira un travail significatif.

Le TKRNT a été représenté à la conférence sous régionale de l’UNESCO sur l’éducation, la culture et l’identité, tenue à Rarotonga au début des années 1990. Cete conférence était un forum pour des peuples indigènes de tout le Pacifique Sud. Le Directeur général du TKRNT, Madame Iritana Tawhiwhirangi, et un Komatua du Bureau du TKTNT, Te Ao Pehi Kara, ont représenté le TKRNT. Le modèle pour un changement présenté par le TKRNT à la conférence, basé sur une revitalisation de la langue et la culture ancestrale, dans le contexte d’un apprentissage fondé sur le whanau, a eu un impact majeur.

Ces dernières années, un certain nombre de nations du Pacifique Sud ont adopté le modèle des Kohanga Reo pour l’utiliser dans leurs pays. Des « Nids de langue » de Samoa, de Tokelau, des Iles Cook, de Tonga et de Fidji sont opérationnels à Aotearoa. Ces adaptations du modèle Kohanga reo sont des témoignages de sa portabilité inter-culturelle. Cette portabilité inter-culturelle parle pour les possibilités du modèle Kohanga Reo pour le changement, comme d’un exemple et de son histoire jusqu’à aujourd’hui.

La prochaine conférence WIPCE aura lieu à Aotearoa, les whanau du kohanga seront présents pour rester en contact avec les développements globaux.


IV. Implication Maori dans le secteur de la prime enfance : leçons de l’Histoire :

IV.1. Introduction :

La création du mouvement Te Kohanga Reo marque la deuxième période, non la première, d’une implication significative dans le secteur de la prime enfance. Suivant la direction prise par la nouvellement créée « Fondation pour l’Education Maori », les Maori se sont massivement impliqués dans le secteur des années 60. Cette implication, néanmoins, ne fut pas soutenue. Il est raisonnable de se demande ce qui changeat avec les Kohanga Reo. Cette section décrit brièvement l’établissement de la Fondation pour l’Education maori, son programme de travail avec les Maori dans le secteur de la prime enfance, et l’établissement du Te Kohanga Reo. Elle conclut en résumant les leçons qui peuvent être apprises de cette histoire.

IV.2. Etablissement de la Maori Education Foundation (M.E.F.) :

La MEF fut formée en 1961, suivant les recommandations formulées dans le rapport Hunn, Rapport du Service des Affaires maori. Conscient qu’il était de la différence de résultats scolaires entre élèves Pakeha et Maori, Hunn argumenta que, si une Fondation pour l’Education Maori pouvait être établie, elle transformerait la scène en dix ans. A sa création, la Fondation était chargée « d’élever les standards d’éducation maori jusqu’à un niveau équivalent à ceux des pakeha ».

Le cabinet agit rapidement suivant l’idée de l’établissement de la MEF. Le 12 avril 1961, le rapport Hunn fut rendu public et le ministre des Affaires Maori annonça l’intention du gouvernement d’établir la Fondation. Le principe de la proposition fut approuvé par le Cabinet le 22 mai 1961. A peine 6 mois plus tard, la loi ratifiant la MEF fut votée, le 8 novembre 1961.

IV.3. La MEF, Alex Grey et l’éducation de la prime enfance :

L’éducation de prime enfance dut l’une des premières zones pour laquelle le bureau de la Fondation agit. En février 1963, Mr Alex Grey fut appointé pour le secteur pré-scolaire. Cette assignation représenta la mise en place de l’une des premières politiques et recommandations de bureau.

Travaillant dans ce secteur entre 1963 et 1967 , Grey conduisit une campagne nationale sur l’éducation pré-scolaire dans toute la communauté Maori, avec un succès réel. En 1965, l’enrôlement Maori dans les centres de crêches dans certaines zones était impressionnant : 20,9 % à Hawkes Bay, 28,4 % à Northland, 31,2 % à Rotorua, 46 % dans le milieu Nord, 46,7 % à Eastern Bay of Plenty, 64,4 % sur East Coast/Poverty Bay. Ces développements, néanmoins, n’ont pas été soutenus sur un long terme.

Pewhairangi a identifié deux facteurs significatifs qui ont contribué au retrait du soutien Maori de ce programme :

-tout d’abord, un manque de langage Maori ;
-deuxièmement, le retrait des officiels de MEF du terrain.

Certains programmes offraient des cours sur la culture Maori, mais pas des cours en Reo Maori. A cause de ceci, l’aide des anciens fut limitée. Egalement, les officiels du MEF dont le rôle dans le développement communautaire et le soutien des initiatives était important, furent retirés du terrain. Ce retrait des officiels MEF du terrain résulta en une grande perte d’expertise, de soutien et d’organisations stratégiquement situées. Petit à petit, le nombre diminua, et les gains effectués reculèrent.

En termes théoriques, le travail de Grey et du MEF pourrait être décrit comme programmes d’éducation compensatoires, basé sur une théorie du manque et de la privation. La citation suivante du premier rapport annuel du MEF identifie ceci : « … le Bureau considère que le besoin pour le MEF, qui existe sans aucun doute aujourd’hui, disparaîtrait en grande partie, si le manque de croissance intellectuelle en tous genres dans ces premières années pouvait être dépassé. »

Le but des programmes élaborés, par voie de conséquence, était similaire à celui qui a miné les programmes Headstart en Amérique. C’est-à-dire, préparer les enfants Maori pour une scolarisation « dans le courant global ». Un courant global caractérisé par une scolarisation monolinguale, monoculturelle, dans la langue Anglaise et la culture dérivée des traditions européennes dont elle se fait l’expression. Les programmes préparaient les enfants Maori à l’entrée dans le système scolaire formel, aux dépens de quelconque compréhension du fait qu’ils étaient des enfants Maori immergés dans un monde Maori. Ils ne préparaient pas des enfants Maori pour un apprentissage à l’échelle d’une vie dans lequel la scolarisation formelle serait une petite partie, et dans laquelle être Maori et être éduqué seraient deux attentes.

Les facteurs suivants illuminent les raison pour lesquelles le mouvement Kohanga Reo a rencontré un tel succès, alors que le MEF dans les années 1960 ne l’a pas été sur le long terme. 

Te Kohanga Reo :

-représentait le rêve des anciens ;
-était développé avec au cœur les Matauranga whanau / hapu / iwi / Maori ;
-avait comme buts centraux l’immersion dans la langue, la culture et le développement du whanau ;
-était conçu avec une vision à long terme pour préparer l’enfant à une vie d’apprentissage, incluant la participation dans des programmes de scolarisation formelle, autant que ceux basés sur le système éducatif Maori.

V. Conclusion :

Dans la recherche d’un atout sur le marché global, le monde Maori confère à la Nouvelle-Zélande un authentique point de différenciation par rapport à une culture se généralisant sur un mode européen.

Il s’agit d’un point de différence dont la genèse se trouve au cœur de la connaissance Maori elle-même, et est exprimé à travers le Reo Maori par les orateurs ancestraux du langage, ou ceux ayant une maîtrise courante.

Il s’agit du point de différence qu’est le Kaupapa du Te Kohanga Reo.

L’Histoire montrera qu’il y a eu plus de hauts que de bas pendant les deux premières décennies.

Te Kohanga Reo s’est fait le pionnier :

-d’un modèle d’éducation qui est global dans son impact et son fondé ;
-d’une participation améliorée dans la prime éducation des maori ;
-de l’apprentissage du reo Maori à travers l’immersion ;
-du développement des whanau ;
-de la création d’un environnement unique d’apprentissage intergénérationnel.

Le Kohanga Reo n’est pas seulement de l’éducation pré-scolarisée en Reo Maori.

Le Kohanga Reo :

-affirme le droit de chaque enfant et de son whanau d’apprendre leur langue et leur culture ancestrale ;
-fait prendre conscience aux whanau / hapu / iwi, du rôle de l’éducation, son potentiel pour la libération et la prise de puissance et leur capacité à prendre part dans sa gestion et administration à travers le lobbying, la politisation et l’organisation qui accompagne la mise en place de chaque Kohanga Reo ;
-a fait prendre conscience à une masse critique de Maori, qui sont maintenant impliqués dans l’éducation Maori Matauranga, dans chaque secteur su système éducatif et à travers le pays ;
-est un phénomène de développement Maori situé dans un contexte de prime enfance, qui est basé sur le développement du whanau et l’apprentissage sur toute une vie, selon un authentique Matauranga Maori.

Qu’est ce qui peut être appris, ainsi, de l’implication des Maori dans le secteur de la prime enfance, pendant les 40 ans de 1963 à 2003 ?.

La participation et le soutien Maori dans ce secteur est plus à même d’exister quand les conditions suivantes sont réalisées :

-L’initiative contribue à la construction de la Nation, de façon que ce qui renforce la capacité des Maori renforce plus généralement la capacité de aotearoa ;

-Tino Rangatiratanga est exercé, afin que les Maori contrôlent la réalisation du rêve des ancêtres ;

-La direction et le soutien des anciens est toujours présent ;

-Les initiatives sont mises en place par la politique du Développement Maori, et non par assimilation et intégration ;

-Les initiatives ont pour base le Kaupapa de la théorie sociale Maori, et non des théories liées au déficit ou à la dérivation culturelle ;

-Les initiatives sont d'authentiques articulations de l’épistémologie du Matauranga du whanau / hapu / iwi ;

-Il y a immersion dans les langue et les coutumes Maori, pour promouvoir la qualité, de façon que les enfants puissent devenir des orateurs ancestraux et de façon que les whanau, qui ne sont pas des orateurs ancestraux, deviennent d’éloquents orateurs en tant que deuxième langue ;

-Une infrastructure locale effective est créée pour mettre en œuvre l’initiative en « maîtrisant le pouvoir du peuple » à travers le développement du whanau ;

-les initiatives doivent être à l’épreuve du temps, de façon qu’elles puissent soutenir un véritable apprentissage intergénérationnel sur une vie entière et pour les siècles à venir.

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